Union Nationale des Départements et des Régions
2 Novembre 2013
OCTOBRE 2013 : territoriaux et hospitaliers FORCE OUVRIERE réunis en conférence nationale.
La tribune présidée par Didier BERNUS et Yves KOTTELAT (Secrétaire généraux de la Fédération des personnels des services publics et des services de santé).
Une conférence regroupant les délégués départementaux et régionaux FORCE OUVRIERE de la Fonction Publique Territoriale et Hospitalière a été réunie du 21 au 24 octobre 2013 à la Roche-sur-Yon. Il en ressort :
Refuser et combattre l’austérité
FORCE OUVRIERE confirme son opposition à toute politique d’austérité, qu’elle soit de droite, de gauche ou syndicale. Celle-ci est impulsée par les traités budgétaires décidés dans le cadre de la « Troïka » (Union Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).
FORCE OUVRIERE condamne l’adoption et l’application du :
FORCE OUVRIERE demande la dénonciation par le gouvernement de la traduction de ces textes par la France. Ils portent atteinte aux droits des travailleurs, à la République et à la démocratie.
Pour FORCE OUVRIERE les politiques d’austérité fondées sur la « compétitivité » et la « flexibilité » conduisent à la diminution du « coût du travail ».
Elles engendrent :
etc.
Elles compromettent l’existence des services publics.
Retraites : combattre la nouvelle contre-réforme
La nouvelle contre-réforme s’inscrit dans la logique des cinq précédentes lois et provoque une aggravation de la situation de tous les salariés du secteur public comme du secteur privé.
Depuis 20 ans, ces contre-réformes ont abouti, entre autres, à l’allongement de la durée de cotisation de 37,5 ans à 43 ans. Au final, ce sont les salariés en particulier les plus jeunes, les retraités et les femmes qui en font les frais. C’est pourquoi, la conférence ne peut cautionner cette contre-réforme et exige le retrait.
FORCE OUVRIERE s’inscrit dans une démarche volontariste de reconquête sociale qui, en créant le rapport de force lorsque les conditions seront réunies, passe par :
Pour l’augmentation générale des salaires
Une autre politique économique est possible permettant de retrouver la croissance et de soutenir l’emploi pour un vrai travail avec un vrai salaire.
L’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et pensions est la revendication majeure immédiate pour tous les travailleurs.
FORCE OUVRIERE revendique :
Défendre la République et les services publics
FORCE OUVRIERE réaffirme son attachement à la République une et indivisible. Elle rappelle son opposition à tout nouvel acte de décentralisation. La décentralisation annoncée par le gouvernement se ferait à la carte, de façon différente selon les régions, et conduirait à une « balkanisation » de l’action publique. Elle s’oppose à toute velléité de remettre en cause l’Etat républicain au profit d’un Etat fédéral des régions. A ce titre, il faut se féliciter du résultat du référendum local du 7 avril dans lequel FORCE OUVRIERE a pris une part active pour aboutir à un vote contre au référendum pour la constitution d’une collectivité unique en Alsace.
FORCE OUVRIERE, dénonce, condamne, s’oppose :
FORCE OUVRIERE exige :
FORCE OUVRIERE réaffirme sa volonté de défendre les garanties statutaires des fonctionnaires et s’oppose à tout processus d’unification des trois versants.
FORCE OUVRIERE exige l’abandon de la loi et du décret d’application sur les « rythmes scolaires ». Ceux-ci s’effectuent dans le plus grand désordre, au mépris des conditions d’apprentissage des élèves, des enseignants et des personnels des collectivités territoriales en introduisant des inégalités d’une commune à l’autre, d’une école à l’autre. Elle soutient toutes les initiatives en cours et à venir pour s’opposer à la mise en œuvre du décret et appelle à préparer la grève nationale fixée le 14 novembre prochain, pour en obtenir le retrait.
Délégués des départements et régions des services publics et des services de santé.
Défendre la Protection sociale et l’hôpital public
Pour FORCE OUVRIERE, le financement de la Sécurité-Sociale doit rester fondé sur la cotisation sociale (salaire différé). Il confère un droit de propriété aux travailleurs sur la Sécurité-Sociale et une garantie pour leur avenir.
La prise en charge de la dépendance doit se faire dans le cadre de la Sécurité-Sociale, afin de ne pas laisser la place au secteur assurantiel privé, source d’inégalités importantes.
FORCE OUVRIERE réaffirme :
Quant à la poursuite des discussions du « Pacte de confiance », FORCE OUVRIERE s’inquiète, dans ce cadre, de la construction d’un « service public territorial de santé » (SPTS). Elle ne peut cautionner une logique de « territorialisation » qui s’inspirerait du « service d’intérêt économique et général (SIEG) » prôné par l’Union Européenne amenant, dans les faits, à la mise en cause de la place de l’hôpital public (FPH et ex-PSPH), qui doit rester le pivot de l’offre de soins.
FORCE OUVRIERE ne partage pas les préconisations de la Cour des Comptes qui entend « enrayer la spirale de la dette sociale » par une baisse des dépenses de santé prises en charge par l’assurance maladie. Ces orientations sont la traduction de la mise en œuvre des traités budgétaires et de la règle d’or que nous combattons.
De même, FORCE OUVRIERE s’oppose à la réduction de 6 milliards d’euros du PLFSS 2014 prévue par le gouvernement. Cette diminution portera atteinte aux soins nécessaires pour les malades, notamment dans les hôpitaux. La sous-dotation des établissements hospitaliers, la baisse des tarifs et les déficits (près d’un milliard) conduisent à des plans drastiques de retour à l’équilibre, amenant à la suppression de milliers de postes (sur une centaine d’hôpitaux, nous en dénombrons près de 4000). Au total, on constate une baisse de l’offre, conséquences des restructurations, désastreuses pour les malades et les personnels.
FORCE OUVRIERE réaffirme la nécessité de rompre avec la logique d’enveloppe fermée et la T2A (tarification à l'activité). Le « rebasage » des budgets, l’effacement de la dette des hôpitaux et le maintien des acquis statutaires sont des exigences qui ont été rappelées lors de la réunion de 130 délégués hospitaliers FORCE OUVRIERE réunis le 24 septembre 2013. A l’issue de cette réunion, une délégation a déposé des cahiers de revendications au Ministère des affaires sociales et de la santé. Depuis, ce dernier n’a toujours pas apporté les réponses que nous attendons. Il prend ainsi le risque d’une réaction d’ensemble des personnels et des organisations syndicales. Il faut arrêter la destruction de l’hôpital.
Ainsi, FORCE OUVRIERE poursuivra ses initiatives, de former des délégations et organiser des manifestations, en direction des préfectures et des ARS pour exiger les réponses sur les revendications. Elle écrira une lettre ouverte à la Ministre de la santé que les personnels contresigneront (lettre/pétition). Dans le même temps, elle saisira les groupes parlementaires pour demander l’effacement de la dette des hôpitaux et la remise en cause de l’enveloppe fermée.
Défendre le syndicalisme libre et indépendant
FORCE OUVRIERE a rappelé son indéfectible attachement à la Charte d’Amiens, à la liberté et à l’indépendance syndicale, qui sont à la base de toute action revendicative dans la négociation comme dans l’action. C’est le seul moyen de défendre efficacement les intérêts particuliers et moraux des salariés actifs, chômeurs et retraités.
FORCE OUVRIERE revendique l’abrogation des lois dites de représentativité (du 20 août 2008, du 5 juillet 2010, du 15 octobre 2010).
DEFENDEZ-VOUS !
ADHEREZ ET FAITES ADHERER
A FORCE OUVRIERE !